Dans le passé, ces chantiers ont connu un grand succès, et ce sont près de 300 volontaires qui sont venus(es) aux Philippines pour travailler.
Plusieurs facteurs nous ont amenés à ne plus les reconduire.
- Je n’avais plus le temps matériel pour rester aux Philippines sur deux mois (juillet et août) afin d’encadrer ces groupes.
- Le nombres de volontaires diminuaient aussi, notamment parce que ces stages à l’étranger n’étaient plus validés par beaucoup de grandes écoles.
- Le coût du voyage : (il équivalait au coût d’un séjour parrain, mais pour un mois)
- La météo en juillet et août est souvent exécrable (moussons)…..
En accord avec les responsables des centres, et notamment à Barrio-Obréro, nous avons mis en place une nouvelle formule chantiers, qui donne de grandes satisfactions.
Nous parrainons dans ce centre, de nombreux jeunes qui sont en collège ou à l’université (17 à 25 ans).
Pendant les vacances, ceux qui sont volontaires (ils sont très nombreux)peuvent venir au centre pour travailler à la réalisation d’un projet, et ils sont dirigés par des ouvriers philippins.Ils travaillent six heures par jour, et partagent les repas.
A tour de rôle, ils sont assignés à différentes tâches (travail sur chantier, cuisine,vaisselle, responsables camping dans l’école sous les tentes) et ils reçoivent une allocation journalière de 120 pesos par jour.
Cette année, en avril et mai, ils vont réaliser une autre phase dans le projet « clôture de l’école ».
L’école de Bario-Obréro jouxte le bidonville, et il est prévu de construire un mur de clôture (en tout près de trois cents mètres de long et deux mètres de haut) : sécurité, hygiène, esthétique.
Déjà, en deux ans, et en trois phases, nous avons réalisé 120 m. Le CSEP prend à sa charge tous les frais (matériaux, salaires des ouvriers, argent de poche pour les étudiants, snacks et repas, animations…) Une tranche de 40 mètres linéaires revient à 64 000 Pesos soit environ 900 €.
Depuis 1989, 325 volontaires ont participé à ces chantiers d'été. (certains, enchantés de ce type de séjour sont revenus à plusieurs reprises).
Ce séjour durait 4 semaines : 3 semaines de travail avec des ouvriers philippins (6h par jour environ) et en une semaine de tourisme préparée par le groupe et encadrée par un responsable..
Pour les volontaires chantiers, c'est l'opportunité de vivre ses congés ou ses vacances autrement. De se rendre utile en construisant ou rénovant des salles de classe, aux côtés d'ouvriers philippins qui deviennent vite des amis. De côtoyer toute la journée les enfants au sein de l'école, c'est le privilège des volontaires chantiers.
Les chantiers d'été sont maintenant réalisés par les grands étudiants parrainés de BBO. (une vingtaine). Ils se sont portés volontaires pour réaliser nos projets chantiers. En 2003, le projet était de rénover deux salles de classe pour les enfants de maternelle et à aménager leur cour extérieure.
Cette formule permet de motiver et de souder encore plus ces élèves qui seront encadrés par le personnel de l'école. Ils travaillent 4 heures par jour, 5 jours par semaine (équipe du matin : 7h-12h, équipe du soir : 13h-17h).
Ils reçoivent une compensation financière de 100 Pesos/jour (2€ environ) ainsi que le repas de midi. (à tour de rôle, ils sont chargés de faire la cuisine, la vaisselle et l'animation).
En soirée, souvent ils restent pour jouer au basket ou discuter car l'école reste le seul espace vert et calme du bidonville. En général, l'école est ouverte à tous les élèves 7 jours/7 de 8h à 18h.
Cette année, au centre de Barrio-Obréro, le projet consistera à la construction d'un mur séparant l'école du bidonville, à Aklan, la réfection de la toiture du bâtiment central. A l'hôpital de Guimbal, le CSEP a payé l'ordinateur à Eva, l'assitante sociale et deux salles de l'hôpital seront rénovées.
De nombreux projets ont été réalisées financés par le CSEP afin d'améliorer les conditions de travail et les conditions de vie pour les patients de l'hôpital de Guimbal, et également dans les différents centres de parrainages.
Exemples de quelques chantiers :
en 2001 :
Travaux de reconstruction de la cantine de l'hôpital d Guimbal
A Barrio-Obréro, dans le bidonville il y a eu le projet électricité car certaines familles n'avaient pas l'électricité à la maison. Les enfants essayaient d'étudier le soir à la lueur d'une petite lampe à pétrole.
En 2002 :
Construction de deux kiosques en bambou par les élèves français à Barrio-Obréro
Egalement, changement des fenêtres et des vitres dans deux salles de classe et la bibliothèque.
En 2003 :
Rénovation deux salles pédiatriques à l'hôpital de Guimbal
Rénovation des deux salles de la classe maternelle et aménagement de la cour extérieure à Barrio-Obréro
En 2004 :
Construction d'un mur à Barrio-Obréro
Réfection de la toiture d'un bâtiment à Aklan
En 2005 : continuité de la construction du mur de B.O
En 2006 Construction d'un dortoir à AKLAN
En 2007 Réalisation d'une salle de consultation et de WC à l'hôpital de Guimbal.
En 2008 travaux de rénovation des peintures dans le centre de BO